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mercredi, 16 mars 2016 11:38

L'uniforme attire de nombreux candidats

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Vendredi matin, à Nouméa. Pour accueillir tous les candidats, le concours a dû se dérouler sur deux sites. Vendredi matin, à Nouméa. Pour accueillir tous les candidats, le concours a dû se dérouler sur deux sites. Haussariat

Emploi. Le concours exceptionnel pour devenir gardien de la paix a accueilli un très grand nombre de candidats. Deux fois plus qu’à l’accoutumée. L’« effet 13 novembre » n’est pas étranger au phénomène.

«D’habitude, nous avons deux fois moins de candidats, c’est remarquable, d’autant qu’il s’agit d’un concours qui vient en supplément de celui qui est prévu chaque année au mois de septembre. » Christophe Lieb, du secrétariat général de l’administration de la police nationale à Nouméa, s’avoue très surpris face à un tel engouement pour le métier.

Sécurité de l’emploi et amour de l’uniforme ne sont pas les seules raisons. Dans les rangs de la police nationale, on constate qu’il y a effectivement un « effet 13 novembre ». Jour où 130 personnes ont été tuées et plus de 300 autres blessées à Paris, lors des attaques terroristes. Le 16 novembre dernier, le président de la République avait alors annoncé la création de 5 000 postes supplémentaires dans la police et la gendarmerie. Au niveau national, ce sont plus de 35 000 personnes qui se sont inscrites au concours.
 

Synonyme de départ en métropole

Vendredi matin donc, les candidats ont planché sur des questionnaires à choix multiples ou à réponses courtes, ainsi que sur des tests psychotechniques. S’ils réussissent cette phase, l’étape suivante consistera en des épreuves physiques et un test de questions-réponses. L’épreuve finale se déroulera à l’oral, devant un jury.

Celles et ceux qui obtiendront le concours effectueront une scolarité d’un an dans une école de police en Métropole et seront ensuite affectés selon leur souhait, soit en Ile-de-France (Paris et la région parisienne), soit dans une autre affectation nationale. Mais ils ne sont pas assurés de revenir de sitôt sur le Caillou. « Les résultats seront transmis le 20 avril, précise Christophe Lieb. Normalement, ceux qui ont réussi quitteront la Nouvelle-Calédonie avant la fin de l’année. C’est une nécessité de partir en Métropole. Il faut quelques années d’expérience et passer par plusieurs services avant de revenir. »
 

L’armée de terre aussi

Autres métiers, autres uniformes mais même engouement, celui pour l’armée de terre. Celle-ci a lancé sa 9e campagne de recrutement la semaine dernière. Objectif : recruter près de 15 000 jeunes sur tout le territoire français, et 150 soldats rien que sur la Nouvelle-Calédonie, et Wallis-et-Futuna. Là aussi « l’effet 13 novembre » est palpable, avec des spots publicitaires où l’on peut lire : « Je veux être le nouveau souffle après la tempête. » Depuis le 1er janvier, 43 jeunes ont déjà rejoint les rangs de l’armée de terre, et 16 se préparent pour leur départ le 5 avril.
 
L’armée de Terre sera présente au Salon de l’emploi et de la formation des Nouvelles calédoniennes, les vendredi 18 et samedi 19 mars à Nouméa.

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