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mercredi, 16 mars 2016 09:35

Active prolonge le chantier pour mieux insérer

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Nouméa, 4 mars. A l’arrière des bureaux de Montravel, les équipes de travail du directeur Laurent Lemagne disposent d’un atelier pour souder, peindre, raboter… Nouméa, 4 mars. A l’arrière des bureaux de Montravel, les équipes de travail du directeur Laurent Lemagne disposent d’un atelier pour souder, peindre, raboter…

En juillet 2015, l’association de Montravel avait lancé un nouveau parcours d’insertion professionnelle, plus long, plus complet. La première « promo » arrive au terme des 9 mois d’accompagnement, et le directeur compte déjà quelques belles réussites.

La petite association intermédiaire ne connaît pas la crise. Au contraire, Active a jeté les bases d’un programme qui amène son activité à s’intensifier. Aider les personnes en difficulté à faire leur entrée ou leur retour dans le monde du travail grâce aux vertus du chantier, telle est depuis toujours la mission de la vingtaine de salariés de l’Association Calédonienne pour le Travail et l'Insertion Vers l'Emploi. Longtemps centré sur une formule unique d’une durée de 6 mois, son dispositif d’accompagnement comporte depuis le 1er juillet 2015 une nouvelle corde à son arc, un parcours de 9 mois.

A l’heure où les premiers bénéficiaires arrivent au terminus de leur bout de chemin aux côtés d’Active, le directeur Laurent Lemagneest enthousiasmé par les résultats obtenus. « J’attends la fin de l’année pour dresser le premier bilan significatif, mais c’est un excellent début. » L’un de ses protégés est parti en métropole pour s’engager dans l’armée de Terre. Un autre a obtenu un CDD au sein d’une entreprise de Nouméa, au poste d’ouvrier polyvalent. Une troisième, Pamela, est toute proche de signer un contrat

3 mois en entreprise

Ce parcours de 9 mois, qui découle de l’obtention de l’agrément de structure d’insertion par le travail, « c’est l’aboutissement de deux années de travail avec le gouvernement, savoure Laurent Lemagne. Pour les 30 bénéficiaires sélectionnés chaque année par la Direction du Travail, les trois derniers mois permettent le placement au sein d’une entreprise.»Intégrés au fur et à mesure, mois après mois, les 30 heureux élus voientleur salaire ainsi que les charges sociales afférentes entièrement pris en charge par les pouvoirs publics.

De plus, Active est à présent habilitée à décerner le certificat de compétence professionnelle, un diplôme reconnu par le gouvernement. « Savoir lire un schéma, savoir utiliser un téléphone, être capable de travailler en équipe, d’appliquer des instructions,énumère Laurent Lemagne, ce sont autant de compétences essentielles qu’il faut maîtriser pour obtenir le certificat. »

A l’école de la polyvalence

Pour le reste, on ne change pas une méthode qui a obtenu, selon le rapport d’activité 2014 d’Active, un taux de réussite de 56%, correspondant à la part des retours à l’emploi ou à une formation. Les stagiaires sont suivis par un conseiller en insertion, qui les aide notamment à identifier les obstacles qui les séparent de l’emploi, puis les soutient dans la définition d’un projet professionnel. Ils apprennent ou réapprennent les règles du savoir-être en milieu professionnel en participant à des stages de socialisation. Enfin, ils enfilent gants et chaussures de sécurité et rejoignent l’équipe de travail.

Sur le chantier, tout le monde est à son poste à 6h45. Chaque jour de la semaine, au contact des 5 encadrants techniques, les stagiaires apprennent les gestes de la maçonnerie, de la soudure, de la menuiserie, de la peinture… Les bureaux d’Active sont les témoins de leurs savoir-faire. Réalisée l’an passé, l’extension du bâtiment est le fruit de leur travail, des fondations aux finitions.

Déjà un emploi en vue

Pamela Azerari, 19 ans, a rejoint le parcours en août 2015 et fait donc partie de ses tout premiers bénéficiaires. Ce qu’elle y a trouvé ? « L’aide dont j’avais besoin, tout simplement.» Arrivée chez Active après un CAP Service en Brasseries et Cafés et quelques expériences professionnelles peu concluantes, elle a adoré l’ambiance de travail. « Ici, on bosse dur ! Le travail est très physique, on est sur le chantier très tôt le matin. On apprend beaucoup. » A quelques semaines de sa sortie, Pamela est bien partie pour décrocher un CDD à Blaise-Pascal, à la cantine du lycée.

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