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mercredi, 16 mars 2016 11:35

Handicap : Un plan d'action pour changer les mentalités

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Fort d’un réseau d’une trentaine d’entreprises, le Centre d’aide par le travail (CAT) de Tina propose des stages d’évaluation aux travailleurs handicapés, favorisant ainsi leur intégration sociale. Fort d’un réseau d’une trentaine d’entreprises, le Centre d’aide par le travail (CAT) de Tina propose des stages d’évaluation aux travailleurs handicapés, favorisant ainsi leur intégration sociale. Julien Cinier

Motivé par la hausse du nombre de personnes dépendantes, l’exécutif a enclenché hier le schéma directeur handicap et dépendance. Objectif : favoriser l’insertion professionnelle et mutualiser les dépenses.

«Un handicapé n’est pas systématiquement une personne à charge. » Pour Richard Fournier, du Collectif-handicaps, « le regard porté sur les personnes en situation de handicap doit changer ». Le lancement du schéma directeur handicap et dépendance (SDHD) entend donner un second souffle à ce secteur. Notamment, via le « toilettage » des textes, a annoncé hier Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge du Handicap. Car le régime d’aides adopté en janvier 2009 a posé les fondements d’un dispositif qui souffre de quelques lacunes. « On doit lever un certain nombre de barrières pour un meilleur accès aux allocations et améliorer la rapidité de traitement des demandes, précise Séverine Evain-Bretesche, responsable du Conseil du handicap et de la dépendance. Il ne s’agit pas de modifier l’esprit de la loi, mais de nous permettre d’être plus réactifs, opérationnels, et précis. »
 

Un diagnostic « partagé »

Un ajustement s’impose également sur le chantier prioritaire de l’emploi, et sur la définition de ce qu’est un travailleur handicapé, source de confusion pour les employeurs. Censés les recruter à hauteur de 2,5 % de leur effectif, les patrons ont pointé le manque de visibilité sur le nombre de personnes employables, leur niveau de formation, ou la nature de leur handicap (lire encadré). L’état des lieux qui marque le lancement de cette première phase de travaux doit justement permettre d’y répondre. « On repart un peu de zéro », reconnaît Richard Fournier. Jusqu’à fin juin, les groupes de travail vont ainsi échanger leurs expériences et compiler leurs données pour élaborer un diagnostic « partagé ». Les travaux sur cette thématique, elle aussi transversale, profiteront de « passerelles » avec le plan Do Kamo (des Assises de la santé) ou avec le projet éducatif. Ils déboucheront sur la deuxième phase : le plan d’action.
 

Le levier de l’emploi

Ces Assises du handicap n’ont rien d’anodin. Dans le contexte de crise des régimes sociaux, les considérations financières ne sont pas à prendre à la légère. En 2014, le régime a bénéficié à 4 620 personnes et coûté plus de 5 milliards de francs. Les dépenses devraient encore se creuser pour atteindre 6,1 milliards en 2015. « Mutualiser », « rationaliser un certain nombre de dépenses » : financé par des contributions
de l’ASS, des provinces, ou de la taxe sur les services, le régime d’aide aurait tort de se priver du levier de l’emploi. En effet, plus ces personnes seront actives, moins elles pèseront sur le régime d’aide. « C’est un secteur d’activité porteur et pourvoyeur d’emploi », renchérit Séverine Evain-Bretesche. « Ce sont des personnes qui produisent et qui payent leurs impôts », abonde à son tour Richard Fournier. Au-delà de l’enjeu économique, pour lequel des pistes ont été identifiées, « l’objectif de ce schéma est d’abord social », rappelle Isabelle Champmoreau.

Une population de plus en plus dépendante

7 100 personnes ont été reconnues en situation de handicap en 2015, dont 1 300 enfants (en hausse de 11,5 % depuis 2013) et 5 800 adultes (en hausse de 17 % depuis 2013). Les enfants concernés représentent 1,2 % des Calédoniens âgés de 0 à 20 ans, avec une moyenne d’âge de 11,4 ans. Les adultes (plus de 20 ans) quant à eux représentent 3 % de la population, dont la moitié est en capacité de travailler, avec une moyenne d’âge de 41 ans.

« De manière générale on ne naît pas en situation de handicap, on le devient », résume ainsi Séverine Evain-Bretesche, responsable du Conseil du handicap et de la dépendance.

Comme la perte d’autonomie arrive aussi avec l’âge, la dépendance est susceptible de concerner une tranche toujours plus importante de la population. En 2014, le recensement faisait état de 33 500 personnes âgées de plus de 60 ans. A l’horizon 2030, un cinquième de la population aura plus de 60 ans.

7 100 personnes ont été reconnues en situation de handicap en 2015, dont 1 300 enfants (en hausse de 11,5 % depuis 2013) et 5 800 adultes (en hausse de 17 % depuis 2013). Les enfants concernés représentent 1,2 % des Calédoniens âgés de 0 à 20 ans, avec une moyenne d’âge de 11,4 ans. Les adultes (plus de 20 ans) quant à eux représentent 3 % de la population, dont la moitié est en capacité de travailler, avec une moyenne d’âge de 41 ans.

« De manière générale on ne naît pas en situation de handicap, on le devient », résume ainsi Séverine Evain-Bretesche, responsable du Conseil du handicap et de la dépendance.

Comme la perte d’autonomie arrive aussi avec l’âge, la dépendance est susceptible de concerner une tranche toujours plus importante de la population. En 2014, le recensement faisait état de 33 500 personnes âgées de plus de 60 ans. A l’horizon 2030, un cinquième de la population aura plus de 60 ans.

 

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